De l'usage des passe-droits par un conseiller général : zéro de conduite pour M. de Ballore
Par P B le dimanche 13 mai 2007, 19:36 - Lien permanent
C'était un dimanche. Le circuit automobile d'Essay (61) accueillait une manche du championnat d'Europe de rally-cross. Une réception y était organisée à l'attention des élus du coin. Parmi eux un certain Christophe de Ballore, conseiller général du canton du Mêle-sur-Sarthe.
En début d'après-midi, trois adolescents se présentent à l'entrée du circuit, expliquant qu'ils attendent quelqu'un qui doit leur permettre d'accéder au circuit. Ce quelqu'un n'est autre que M. de Ballore, le père de ces trois jeunes.
Rapidement il s'avère que ce monsieur, en sa qualité d'élu, estime qu'il n'a pas de comptes à rendre. Se prévalant de son amitié avec le directeur du circuit, il éconduit d'un revers de main le préposé aux entrées qui explique qu'il n'a pas eu vent de consignes particulières concernant la famille de Ballore et qu'alors il serait reconnaissant au chef de cette fratrie de faire en sorte de se conformer au règlement. Autrement dit, M. de Ballore serait bien inspiré de se procurer des entrées gratuites. Ce a quoi il réplique en questionnant l'insolant : "Savez-vous comment on vous appelle ?" Non. Et bien je préfère ne pas le dire pour rester correct ! Peu importe au contrôleur qui ne rend de comptes qu'au directeur du circuit...
Ce monsieur, fort de sa qualité de notable du cru et passablement imbu de sa personne -l'effet particule ? - ne l'entend donc pas de cette oreille. Il tente de se faire menaçant, enjoint au préposé au contrôle des billets de traiter cette affaire directement avec le responsable du circuit. Ledit préposé lui réplique qu'il ne traitera rien en ce qui le concerne, mais que c'est le resquilleur qui doit se mettre en conformité avec le règlement, fut-ce en traitant lui-même avec son ami.
Voyant que sa tentative d'intimidation ne prend pas, il décide d'entraîner ses enfants avec lui, laissant entendre à l'impertinent contrôleur qu'il va entendre parler du pays. Lequel explique au resquilleur qu'il se comporte à l'encontre de celui-ci avec la même rigueur, ni plus ni moins, qu'à l'égard de tous les spectateurs.
A fortiori, M. de Ballore, en tant qu'élu du conseil général, se devrait de donner le bon exemple au lieu de se comporter en petit voyou, qui plus est en impliquant ces charmants enfants dans cette démonstration d'abus de pouvoir complètement mesquin.
Alors que M le conseiller général tourne les talons, force le passage, son contradicteur lui décline son identité afin qu'il puisse cafter avec précision auprès de son ami le directeur du circuit. Et de préciser qu'il est naturellement prèt à toute explication à trois !
Il s'agit là quasiment du cas le plus lourd de méconduite rencontré au cours de ce week-end. Aucun cas d'insoumission délibérée et confirmée par rapport aux exigences du contrôle des billets n'a atteint ce degré de mépris. Surtout à cette échelle.
Et encore, l'épouse de M. de Ballore avit préféré ne pas se rendre sur le circuit !



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