"Il vaut mieux que nous sortions avant qu'on nous ait pillés. Pourquoi ? Parce que [ces institutions] sont en crise" soutient, lundi, Chavez, qui dit avoir "lu dans la presse que le FMI ne pouvait pas payer les salaires". "Ici, c'est le FMI qui commandait, ce mécanisme aux mains de l'impérialisme nord-américain (...) afin d'imposer [au Venezuela] des politiques économiques et sociales brutales".

"NOUS AVONS QUELQUES DOLLARS LÀ-BAS"

Chavez, qui dirige le pays depuis 1999, annonce ce retrait quelques semaines après que le Venezuela a remboursé ses dernières dettes auprès de la Banque mondiale. Il a d'ailleurs dit qu'il allait demander aux institutions de Washington "de rendre ce qui nous appartient" : "Nous avons quelques dollars là-bas", a-t-il lancé.

Chavez a par ailleurs annoncé une augmentation de 20% du salaire minimum à 615 000 bolivares (210 euros), et une réduction, d'ici 2010, à 6 heures quotidiennes de la durée légale du travail. Des mesures qui paraissent irréalistes dans un pays dont l'économie est paralysée par une inflation de 12 % par an. "Les travailleurs vénézuéliens méritent le meilleur du meilleur", rétorque Chavez.

Chavez menace de quitter l'Organisation des Etats américains

Chavez menace également de retirer son pays de l'Organisation des Etats américains (OEA) si cet organisme venait à le condamner pour le non renouvellement de la licence de la télévision privée Radio Caracas Television (RCTV), à qui Chavez reproche d'avoir été impliquée dans le coup d'Etat qui l'avait délogé du pouvoir pendant deux jours en 2002. "Ces organismes ne sont pas légitimes. Seuls des gouvernements comme les nôtres peuvent dénoncer de tels abus", a-t-il affirmé.

"Si l'OEA, après tout ce qui s'est passé ici, en vient à condamner le Venezuela, celui-ci se retirera de cette organisation", a déclaré Hugo Chavez. (AFP)