Source : http://www.boursorama.com/forum/message.phtml ?page=1&id_message=353980272

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Deux acteurs de ce marché sub-prime, Sebring Capital Partners au Texas et Ownit Mortgage Solutions en Californie (le numéro onze du marché), ont cessé leurs opérations début décembre. Cette nouvelle a semé la panique sur le marché des produits dérivés : pour se protéger contre une cessation de paiement des 10 millions de dollars d'obligations hypothécaires sub-prime, notées BBB, on se tourne vers les contrats dérivés sur défaut (CDS en anglais), dont le coût est passé de 310 000 à 389 000 dollars. En même temps, les obligations sous-jacentes émises en contrepartie d'hypothèques sub-prime ont subi leur plus forte chute hebdomadaire depuis le début de l'année.

Par ailleurs, la plus grande société américaine de conseil fiscal, H&R Block, a annoncé le 29 novembre des pertes de 156,5 millions de dollars au cours du trimestre se terminant le 31 octobre, pertes provenant de sa filiale Option One Mortgage, qui accorde beaucoup d'hypothèques sub-prime. Au cours du trimestre précédent, H&R Block avait accusé des pertes de 131 millions de dollars et Option One Mortgage avait dû racheter certains de ses titres émis contre des hypothèques sub-prime en arriérés. Maintenant, le géant cherche désespérément à vendre cette filiale.

Toll Brothers, qui construit de coûteuses villas de piètre qualité (baptisées « McMansion »), a dû revoir à la baisse ses prévisions pour 2007, suite à la chute de près de 50 % de ses profits au trimestre se terminant le 31 octobre. Ses revenus ont en effet chuté de 310 millions de dollars en 2005 à 178 millions. Le taux d'annulation chez Toll Brothers est de 37 %, et les clients n'ont signé que pour 710 millions de dollars de contrats, contre à 1,59 milliards en 2005.

Le 10 décembre, Lyndon LaRouche a souligné un facteur critique, mais méconnu, de la crise immobilière américaine : des ventes immobilières anticipées mais qui ne se réalisent pas sur un marché en contraction globale : « Quelqu'un possède un logement évalué à, disons 800 000 dollars, mais la meilleure offre qu'on lui fait est de 600 000 dollars. Or, il n'a pas de marge de manœuvre de 200 000 dollars, en terme d'actifs disponibles. Donc il ne vend pas. Le mois suivant, le trou aura atteint 300 000, puis 400 000, et ainsi de suite. Ce facteur ajoute un potentiel explosif supplémentaire, lorsque le marché est en chute. »