Source : http://resf89.over-blog.com/article-4890281.html


Mêlez-vous de ce qui vous regarde et obtempérez !

Ce matin, mercredi 13 décembre 2006, Bernadette Perraud, institutrice, militante de RESF 01, a été menottée devant la préfecture à Bourg-en-Bress, puis gardée à vue deux heures.

Dans quel pays vivons-nous ?

Ce matin, Bernadette Perraud accompagnait à la préfecture un jeune marocain majeur, étudiant l’année dernière (voisin de Mme Paulo) pour y déposer un dossier de réouverture.

A la sortie, comme on ne leur avait pas donné de reçu alors que certains documents originaux étaient restés dans le bureau, ils sont retournés à la préfecture pour les demander. Longue attente, puis arrivée de quatre policiers à qui on demande d’emmener le jeune homme. (il était sous le coup d’un APRF et Bernadette ne le savait pas...) Le chef du service des étrangers demande à Bernadette d’entrer dans son bureau pour qu’il lui donne des explications. Mais elle dit qu’elle préfère accompagner le jeune homme. Ce qu’elle fait. Devant la préfecture, les policiers , très excités, décident de passer les menottes au garçon, le jettent à terre pour le faire malgré ses protestations.

Bernadette proteste aussi et les policiers la menottent également sans ménagement, pendant qu’elle s’adresse aux passants (il était midi), se fait connaître et leur demande de prévenir Le Progrès, dont les bureaux sont à deux pas. Les voilà emmenés au commissariat derrière le théâtre. Le jeune homme lui a transmis des papiers qu’elle préfère garder.

On lui énumère les délits qu’elle est censée avoir commis, et on lui dit que tout cela est de sa faute, qu’il ne faut pas se mêler de tout ça. Mais elle est relâchée au bout de deux heures.Le jeune marocain est resté, lui. Va-t-il être envoyé au centre de rétention ? On peut le craindre. Bernadette est en train de contacter LeProgrès, et j’informe le maximum de monde.