Sur une multitude de trottoirs de France la une de Paris - Match (l'hebdo qui, fin juin 2006, a viré Alain Genestar le patron de sa rédaction) s'affiche avec la photo de sarKOMzy en décontracté. A quoi s'ajoute huit pages à l'intérieur "à la gloire du candidat d'après Libération !

La titraille ne fait pas dans la dentelle, et là l'impression qui prédomine n'est pas qu'il faut accrocher le lecteur ou le passant mais faire passer à celui-ci un message propre à le convaincre qu'il a ici affaire à un personnage qui se dirige inéluctablement vers un grand avenir puisque Paris Match nous affirme qu'il a un destin en marche. Et c'est bien connu, Paris Match s'intéresse aux grands de ce monde...

Un tel engagement d'un média très grand public le hisse au rang des faiseurs de roi. Souvenons-nous que la publication en question est propriété du groupe Lagardère, un proche de sarKOMzy ! La boucle est bouclée avec une ostentation jusque-là inégalée à ma connaissance.

La proximité (collusion ?) si décriée entre médias, finance, grande industrie et personnalités politiques dénoncée régulièrement par les acteurs de la contestation sociale s'affiche ici au grand jour avec une sidérante absence de pudeur.