source : http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=342



La “société carcérale” n’est pas, aux Etats-Unis, un phénomène marginal. C’est une minorité importante, avec plus de 7 millions de personnes touchées : 2,2 millions en prison, 4,1 millions en période de probation et 784.208 libérés sur parole.

Les 2 ,2 millions de personnes en prison représentent une augmentation de 2,7% par rapport à 2005, ce qui constitue un des taux d’augmentation les plus importants qu’aient connu les USA.

Le système carcéral aux USA est sans conteste possible le premier du monde et constitue un aspect important d’une société que le système estime devoir structurer et “contraindre légalement” à l’aide de mesures très importantes de coercition. Si l’on ne peut parler de “Goulag américaniste” au sens strict de l’expression, à cause des conditions très différentes du monde carcéral soviétique, les similitudes existent quant au rôle social et socio-politique de l’ensemble carcéral. La violence de contrainte est endémique dans le “système carcéral” US, mais sous une forme différente du Goulag ; elle constitue une sorte de “ciment formateur” qui affecte toutes les personnes étant passées par la prison, tandis que les suites contribuent largement à la stabilité du système (plus de 20% de la population noire en âge de voter est privée de ses droits civiques suite à une peine de prison, ce qui allège considérablement la capacité oppositionnelle de cette minorité).

Un phénomène récent, indique une dépèche AP, concerne l’augmentation très rapide de la population féminine.


source : http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=3428