Le renoncement est-il blâmable sans autre forme de procès ?
Par P B le samedi 27 mai 2006, 21:49 - Lien permanent
@ Annabelle,
Votre réponse a le mérite d'être sincère et je vous en sais gré. Toutefois, je puis vous assurer qu'elle traduit précisément la différence qui existe entre "vous tous" qui n'avez pas renoncé et ne renoncerez probabement jamais et ceux qui ont abdiqué. Je crois que tant que l'on n'a pas mis un pied dans les eaux saumâtres du renoncement, on n'est pas en mesure de comprendre et d'éprouver ce que vivent les gens qui n'y croient plus et qui souffre de sentir qu'ils sont pris dans la spirale de l'exclusion. Aussi insupportable que cela puisse résoner à vos oreilles, il existe bel et bien des humains qui renoncent. Méritent-ils d'être stigmatisés pour cela ? Vous semblez estimer que oui en raison du fait que leur démission serait au final le fait de leur volonté défaillante, de leur courage chancelant. Peut-être. Mais pourquoi à un moment donné, des individus lâchent-ils le morceau ? Pourquoi finissent-ils par capituler ? Pourquoi cette faiblesse morale ? Pourquoi ne montrent-ils pas (qu'on dit) un courage à la hauteur de la situation ? Font-ils donc partie de cete catégorie (bien pratique) dans laquelle on pourrait ranger les gens pas assez courageux. Pratique car elle dispense d'aller voir ce qui peut se cacher derrière l'échec d'une vie...
source : http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2006/05/25/496-sortir-de-la-dette-ou-la-culture-de-la-performance&mod=1
Votre réponse a le mérite d'être sincère et je vous en sais gré. Toutefois, je puis vous assurer qu'elle traduit précisément la différence qui existe entre "vous tous" qui n'avez pas renoncé et ne renoncerez probabement jamais et ceux qui ont abdiqué. Je crois que tant que l'on n'a pas mis un pied dans les eaux saumâtres du renoncement, on n'est pas en mesure de comprendre et d'éprouver ce que vivent les gens qui n'y croient plus et qui souffre de sentir qu'ils sont pris dans la spirale de l'exclusion. Aussi insupportable que cela puisse résoner à vos oreilles, il existe bel et bien des humains qui renoncent. Méritent-ils d'être stigmatisés pour cela ? Vous semblez estimer que oui en raison du fait que leur démission serait au final le fait de leur volonté défaillante, de leur courage chancelant. Peut-être. Mais pourquoi à un moment donné, des individus lâchent-ils le morceau ? Pourquoi finissent-ils par capituler ? Pourquoi cette faiblesse morale ? Pourquoi ne montrent-ils pas (qu'on dit) un courage à la hauteur de la situation ? Font-ils donc partie de cete catégorie (bien pratique) dans laquelle on pourrait ranger les gens pas assez courageux. Pratique car elle dispense d'aller voir ce qui peut se cacher derrière l'échec d'une vie...
source : http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2006/05/25/496-sortir-de-la-dette-ou-la-culture-de-la-performance&mod=1


