Le Monde.fr : Laurent Fabius : "Je souhaite proposer aux Français une République nouvelle"
Par P B le mardi 23 mai 2006, 09:43 - Lien permanent
source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-767356@51-736794,0.html
Comment concevez-vous cette République nouvelle ?
Ses fondements seront soumis à référendum moins de six mois après l'élection présidentielle. Les rôles de l'Assemblée nationale et du premier ministre seront renforcés, et celui du président recentré sur l'arbitrage, le long terme et les valeurs qui fondent la cohésion de la nation. Pour assurer un Etat impartial, le président ne sera plus membre du Conseil supérieur de la magistrature, ne nommera plus les membres du Conseil constitutionnel ou du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Il sera le garant des institutions, conservera le droit de dissolution en cas de crise, tracera l'horizon de l'action. Cette refondation démocratique s'étendra au territorial et au social, notamment aux responsabilités et à la représentativité syndicales.
Avec le quinquennat, on s'est arrêté à mi-chemin. Il faut une présidence responsable, supprimer le 49-3, introduire une part de proportionnelle, donner un statut à l'opposition et en finir avec le cumul étouffant des mandats. Il faut aussi un gouvernement paritaire, un vice-premier ministre chargé des affaires européennes et une charte sur la laïcité adossée à la Constitution. Enfin, je réfléchis à un mécanisme qui permettrait à une proposition de loi soutenue par plus d'un million de Français d'être examinée par le Parlement. Cette République parlementaire, stable et transparente, sera l'un des grands enjeux du débat de 2007.
Comment concevez-vous cette République nouvelle ?
Ses fondements seront soumis à référendum moins de six mois après l'élection présidentielle. Les rôles de l'Assemblée nationale et du premier ministre seront renforcés, et celui du président recentré sur l'arbitrage, le long terme et les valeurs qui fondent la cohésion de la nation. Pour assurer un Etat impartial, le président ne sera plus membre du Conseil supérieur de la magistrature, ne nommera plus les membres du Conseil constitutionnel ou du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Il sera le garant des institutions, conservera le droit de dissolution en cas de crise, tracera l'horizon de l'action. Cette refondation démocratique s'étendra au territorial et au social, notamment aux responsabilités et à la représentativité syndicales.
Avec le quinquennat, on s'est arrêté à mi-chemin. Il faut une présidence responsable, supprimer le 49-3, introduire une part de proportionnelle, donner un statut à l'opposition et en finir avec le cumul étouffant des mandats. Il faut aussi un gouvernement paritaire, un vice-premier ministre chargé des affaires européennes et une charte sur la laïcité adossée à la Constitution. Enfin, je réfléchis à un mécanisme qui permettrait à une proposition de loi soutenue par plus d'un million de Français d'être examinée par le Parlement. Cette République parlementaire, stable et transparente, sera l'un des grands enjeux du débat de 2007.


