Le maquillage des chiffres de l'emploi selon les pays
Par P B le vendredi 19 mai 2006, 07:10 - Lien permanent
Les comparaisons internationales ne révèlent aucun lien entre la flexibilité
de l’emploi et les performances du « marché du travail ». Parmi les pays européens qui ont
apparemment de bonnes performances en matière d’emploi, certains sont caractérisés par des
contrats de travail protecteurs : c’est le cas de la Suède où le licenciement est fortement
encadré. D’autres, comme le Royaume-Uni, ont au contraire beaucoup de flexibilité. L’emploi a
certes progressé au Royaume-Uni, mais pas beaucoup plus vite qu’en France, et le recul du taux de
chômage est surtout dû au découragement de nombreux chômeurs qui ne recherchent plus d’emploi,
ainsi qu’au gonflement de la catégorie des « invalides ».
Quant au « modèle » danois, qui combine une grande facilité de licencier avec des indemnités de
chômage très élevées, il constitue sans doute un modèle intéressant, mais il existait déjà au
début des années 1990 lorsque le Danemark avait un taux de chômage à deux chiffres. En outre, de
1993 à 2003, avec cette fameuse « flexicurité », l’emploi a augmenté de 6 % au Danemark, alors
que la France, avec son « modèle social » prétendument désuet et ses 35 heures, n’a créé « que »
11 % d’emplois supplémentaires... C’est en gonflant les préretraites et les stages de formation
que le Danemark a réduit son chômage, tout comme les Pays-Bas en attribuant le statut d’invalides
à 12 % de leur population active.
source : http://www.france.attac.org/a6273 ou http://www.france.attac.org/IMG/pdf/4pagesemploi.pdf
de l’emploi et les performances du « marché du travail ». Parmi les pays européens qui ont
apparemment de bonnes performances en matière d’emploi, certains sont caractérisés par des
contrats de travail protecteurs : c’est le cas de la Suède où le licenciement est fortement
encadré. D’autres, comme le Royaume-Uni, ont au contraire beaucoup de flexibilité. L’emploi a
certes progressé au Royaume-Uni, mais pas beaucoup plus vite qu’en France, et le recul du taux de
chômage est surtout dû au découragement de nombreux chômeurs qui ne recherchent plus d’emploi,
ainsi qu’au gonflement de la catégorie des « invalides ».
Quant au « modèle » danois, qui combine une grande facilité de licencier avec des indemnités de
chômage très élevées, il constitue sans doute un modèle intéressant, mais il existait déjà au
début des années 1990 lorsque le Danemark avait un taux de chômage à deux chiffres. En outre, de
1993 à 2003, avec cette fameuse « flexicurité », l’emploi a augmenté de 6 % au Danemark, alors
que la France, avec son « modèle social » prétendument désuet et ses 35 heures, n’a créé « que »
11 % d’emplois supplémentaires... C’est en gonflant les préretraites et les stages de formation
que le Danemark a réduit son chômage, tout comme les Pays-Bas en attribuant le statut d’invalides
à 12 % de leur population active.
source : http://www.france.attac.org/a6273 ou http://www.france.attac.org/IMG/pdf/4pagesemploi.pdf


